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Mens sana in corpore sano – un esprit sain dans un corps sain.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit la santé mentale comme un état de bien-être. Une bonne santé mentale permet aux individus de se réaliser, de surmonter les tensions normales de la vie, d’accomplir un travail productif et de contribuer à la vie de leur communauté.

Le milieu de travail peut, dans certains cas, malmener la santé mentale. Aussi, une étude publiée en 2016 dans le Journal of Addiction Medicine démontre que les professions juridiques sont particulièrement exposées aux troubles de santé mentale et aux dépendances.

En effet, réalisée aux États-Unis auprès de quelques 13 000 avocats, les résultats de cette étude nous apprennent que :
36,4 % ont une dépendance à l’alcool ou une consommation dangereuse;
61,1 % ont indiqué souffrir d’anxiété et 45,7 % de dépression;
11,5 % ont déclaré avoir déjà eu des pensées suicidaires;

Les deux obstacles les plus fréquents au traitement des problèmes de santé mentale sont la peur que cela ne se sache, ainsi que les préoccupations concernant la vie privée ou la confidentialité.

L’AJEFCB souhaite briser les tabous entourant les troubles de santé mentale et les dépendances et venir en aide à ceux de ses membres qui sont préoccupés par les conséquences d'exigences professionelles parfois intenses. Vous trouverez donc ci-dessous de l’information et des ressources sur ces sujets, développées avec RésoSanté C.-B.

Prendre conscience de son stress

Le stress peut être positif si l’attitude adoptée vis-à-vis d’une situation stressante l’est aussi. Votre vie professionnelle et la vie de façon générale apporteront leurs lots de difficultés et de défis. Apprenez à en avoir conscience, à vous y préparer et à y faire face. Il est également important de connaître ses propres limites et de les respecter pour se fixer des objectifs réalistes et atteignables. Une bonne connaissance de soi permet d’être mieux outillé pour faire face plus facilement aux difficultés de la vie et être ainsi en mesure de mieux gérer son stress.

Facteurs de stress

Certains éléments peuvent augmenter votre niveau de stress. En tant que juriste, les facteurs qui amplifient votre stress dans le cadre de votre travail sont réels. Il est important d’en être conscient et de rester vigilant afin de pouvoir agir rapidement pour en contrer les effets sur votre santé.

Une recherche menée au Québec identifie plusieurs facteurs de stress liés aux professions juridiques :

- Les nouvelles technologies, omniprésentes, accélère le rythme de travail. Cela peut se poursuivre jusqu’à la maison, alourdissant ainsi la tâche des juristes;

- Les contraintes reliées à la réglementation de la profession tels que le secret professionnel et l’imputabilité sont de grandes sources de stress;

- La culture qui auréole le métier tel que la compétitivité parfois féroce qui s’exerce entre les cabinets et au sein même de ceux-ci, contraignent les employés à de longues heures de travail et à atteindre un objectif d’heures facturables.

Reconnaître les symptômes

Les symptômes d’un trop-plein de stress peuvent être rangés en quatre catégories :

Signes physiques :
- Fatigue
- Nervosité
- Maux de dos ou de tête
- Sensation de lourdeur dans la poitrine ou l’estomac
- Accélération des battements du cœur
- Tensions musculaires
- Insomnie

Signes cognitifs :
- Difficultés à prendre des décisions
- Distractions
- Pessimisme
- Cauchemars
- Méfiance

Signes comportementaux :
- Disputes
- Agressivité
- Sautes d’humeur
- Isolement
- Silence
- Attitudes rigides
- Passivité
- Abus de café, d’alcool, de drogues ou surconsommation de médicaments

Signes émotifs :
- Irritabilité
- Anxiété
- Dépression
- Colère
- Excitabilité

Chaque personne est différente et les symptômes peuvent varier d’une personne à l’autre, d’une culture à l’autre. Si vous avez un doute, consultez un professionnel de la santé dans les meilleurs délais.

Apprendre à gérer son stress

Un trop-plein de stress peut toucher tout le monde. Mieux comprendre ses manifestations et rester à l’écoute de son corps est une première étape importante dans son appréhension et sa prévention. Aussi, visitez MDcme.ca pour suivre des cours de formation continue sur la santé mentale et le bien-être spécifiquement conçus pour les professions juridiques. Ils offrent un soutien et des ressources pour aider à comprendre les problèmes de santé mentale et de dépendance.

Ensuite, le Centre d’étude sur le stress humain (CESH) fournit également quelques pistes pour apprendre à mieux gérer son stress.

Sur le court terme, une façon efficace de lutter contre le stress et de pratiquer une activité physique régulière, artistique, méditative. Sur le long terme, il est important de s’allouer des moments de solitude régulier pour repenser aux moments qui ont été des facteurs de stress. Il vous sera alors possible de prendre le temps d’en identifier la source pour aller trouver le soutien nécessaire auprès des bonnes personnes. Lorsque vous serez plus familier avec les récurrences, vous pourrez vous appliquer à développer votre résilience.

Prendre conscience de sa dépendance

Signes avant-coureurs de dépendance

Les problèmes de dépendance peuvent sérieusement affecter votre vie professionnelle et votre vie de famille. Comme le souligne le Lawyers Assistance Program of British Colombia (LAPBC), la profession impose d’être compétent et digne de confiance. Les juristes souhaitent donc être perçus comme infaillibles par le public et leurs collègues de travail.

Il est donc fréquent de taire tous les problèmes par peur que cela puisse porter préjudice à l’image ou à la notoriété professionnelle. Par conséquent, les personnes souffrant de dépendance deviennent souvent de plus en plus isolées à mesure que le problème progresse. Elles peuvent se sentir impuissantes, frustrées, honteuses, coupables et désespérées, ne veulent pas régler leur problème de santé ou tout simplement en sont incapables.

Alors, soyez attentif aux signes liés à une baisse de performance et aux comportements inhabituels d’un collègue de travail. Si de tels problèmes se posent pour lui ou pour vous-même, vous pouvez obtenir des conseils en consultant un programme d'assistance spécialisée.

LAPBC conseille d’être attentif aux signes suivants :

Absentéisme. Votre collègue :

- arrive régulièrement plus tard au travail ou part plus tôt;

- ne se présente pas en Cour;

- revient tard ou pas du tout de ses pauses du midi;

- a des absences non-expliquées à répétition, en particulier autour des fins de semaine ou des vacances.

Performance. Votre collègue :

- procrastine ou manque ses échéances;

- ne retourne pas les appels, les correspondances;

- réduit son nombre d’heures facturables au fil du temps;

- réagit mal aux critiques et retourne la faute sur les autres;

- fait des erreurs de jugement et des trous de mémoire;

- montre un manque d’organisation;

- dégage une odeur d’alcool ou apparaît ivre durant les heures de travail.

Comportements. Votre collègue :

- éprouve des difficultés à travailler avec ses collègues;

- affiche une détérioration de son apparence physique ou de son hygiène;

- a des comportements inappropriés notamment lors d’événements de réseautage professionnel.

Situations à hauts risques :

- Rupture conjugale ou séparation;

- Perte d’emploi ou de promotion;

- Plainte reliée au stress ou à une surcharge de travail;

- Décès ou deuil;

- Poursuites pour négligence professionnelle;

- Difficultés financières.

Adopter et maintenir un mode de vie sain

Équilibrer vie professionnelle et vie personnelle

Il est normal de se sentir passionné par son métier et d’avoir à cœur de s'accomplir par le biais d’une carrière professionnelle. Les métiers juridiques sont tournés vers l’autre, parfois au détriment de son propre bien-être. C’est pourquoi il est important que vous développiez une stratégie afin de maintenir un bon équilibre entre votre vie professionnelle et vie privée.

Manger sainement et faire du sport régulièrement

De saines habitudes alimentaires et la pratique régulière d’un sport contribuent fortement au maintien et à l’amélioration de la santé et du bien-être.

Il est conseillé de suivre les recommandations du Guide alimentaire canadien et de s’octroyer le temps de prendre une pause pour manger, loin de son espace de travail.

Il a été prouvé que faire une activité physique agit positivement sur le bien-être, aide à mieux gérer l’anxiété, le stress, les émotions et l’état dépressif. Santé Canada recommande de marcher tous les jours, de privilégier les escaliers à l’ascenseur, de réduire le temps passé devant les écrans au profit des gens ou des activités que vous aimez.

S’accorder des moments de repos

Par leur nature, les journées des juristes peuvent être bien souvent très longues et épuisantes, aussi bien physiquement que mentalement. D’où l’importance de s’accorder des moments de repos, de dormir suffisamment et de prendre des vacances. Selon une étude de l’Université de Stanford, travailler trop d’heures par semaine serait contre-productif à cause des impacts négatifs que ceux-ci pourraient causer sur la santé. Alors, prenez le temps de vous ancrer dans le moment présent plusieurs fois par jour.

Briser l’isolement

De nombreuses personnes souffrent de solitude dans leur quotidien, d’où l’importance de développer des relations saines et solides avec son entourage, que ce soit au travail, à la maison, ou dans sa communauté. Il importe d’entretenir des relations privilégiées avec des personnes de confiance, avec lesquelles vous pourrez discuter ouvertement des défis auxquels vous êtes confronté. Un mentor, un professionnel de la santé, un coach de vie ou un proche peuvent faciliter cela et vous aider à développer de la résilience et d’autres stratégies d’adaptation pour que vous puissiez prendre soin de vous.

Ressources

- Lawyers Assistance Program of British-Colombia

Centre de soutien qui offre un appui confidentiel 24h/7j pour les avocats et les professions juridiques dans la province.

Obtenez un soutien immédiat ou de l’information en les appelant au 604.685.2171 ou au 1.888.685.2171 ou par courriel à info@lapbc.com

- MDcme

Constitué d'un consortium de dix-sept facultés de médecine canadiennes, MDcme offre un programme national d'auto-apprentissage conçu pour offrir aux juristes un soutien et des ressources pour les aider à comprendre les problèmes de santé mentale et de toxicomanie.

- Réso-santé C.-B.

Accéder à l’aide d’un professionnel de la santé en français en Colombie-Britannique. Trouver plus de 220 professionnels de la santé mentale dans le répertoire en ligne de RésoSanté C.-B.

Le répertoire comprend notamment plus de 45 psychologues, 15 psychiatres, 150 conseillers cliniques, 15 conseillers en toxicomanie et psychothérapeutes.

- L’Association Canadienne pour la Santé Mentale

Offre une section en ligne avec diverses ressources pour vous aider à rester mentalement en bonne santé.

- Évaluateur de santé mentale

L’Association canadienne pour la santé mentale a mis sur pied un outil qui permet d’auto-évaluer son état de santé mental puis ensuite rechercher les ressources nécessaires pour trouver de l’aide, le cas échéant. Prêtez-vous à l’exercice.

- La Commission de la santé mentale du Canada

Offre des ressources et des formations en ligne sur la santé et la sécurité psychologiques.

- Here to Help

Ressources téléchargeables sur la gestion du stress à l’attention des adultes.

Si vous êtes en situation de crise de santé mentale, rendez-vous à l’hôpital le plus proche de vous ou composez le 911.